Littérature
Policiers, Science-fiction, Fantasy
Policiers, Science-fiction, Fantasy

Ketty au pouvoir

Une brume se lève sur la Côte d'Opale


  • Éditeur : Éditions Ravet-Anceau
  • Collection : Polars en Nord
  • Nombre de pages : 240

Réservation
Expédition
E-Book
Résumé
Sur le littoral dunkerquois, le mois de mai apporte avec lui les premiers rayons du soleil et un cadavre.
Le maire Emmanuel Coupigny a été découvert mort dans un watergang, vraisemblablement tué à coups de batte. Assassinat politique ou vengeance personnelle ? Pour le commissaire Delambre et son équipe, rien n'est à négliger. Une piste semble se dessiner lorsque le policier croise la première adjointe de l'élu, « pimbêche et virago » selon ses propres mots. Et surtout très ambitieuse. Bientôt, d'autres faits inquiétants surviennent : des tags apparaissent sur les ponts de la ville. Calcul meurtrier ou coïncidence troublante ?
EXTRAIT
– Un tube de mascara, dites-vous ?
– Parfaitement Christian ; du mascara.
– Neuf ? Usagé ?
– On n'en sait fichtre rien ! Tout est sous scellés et au labo pour analyse. Je nous vois mal, Brahim ou moi, demander à Delambre pour aller y faire un tour à brûle-pourpoint... Mais neuf ou usagé, quelle est l'importance ?
– Vanessa, ce n'est pas à une femme que je vais apprendre la différence entre un cadeau et le reste. Usagé, il n'est plus à offrir.
– Et moi je me sentirais vexée si l'on m'offrait du mascara. Flattée au contraire par un tube de rouge à lèvres ou du parfum. Qu'en penses-tu Brahim ?
– Avis partagé. Maureen s'en met régulièrement, se lissant consciencieusement les cils au moyen de la petite brosse qu'elle tournicote dans le tube mais ne m'a jamais incité à lui en offrir. Pour le rouge ou le parfum par contre, elle s'est très vite arrangée pour que je connaisse ses goûts. Il est vrai que ça coûte un peu plus cher.
– Un peu ? Beaucoup plus cher, fit remarquer Dubois. Et pourtant, en matière de cadeau, c'est le geste qui compte, plus que le prix... sauf pour les femmes vénales.
– Sans oublier certains hommes qui le sont tout autant, s'indigna Vanessa.
– Bref, revenons à notre affaire.
Attablés tous les trois à la terrasse du Grand Morien, ils tentaient donc de résoudre l'énigme du mascara tout en se rafraîchissant à petites gorgées de Coca. Dubois envisagea d'abord la piste politique. Une piste où il n'est jamais question de cadeaux, sauf empoisonnés. Finalement, tout s'y ramenait à deux cas de figure : un politicien gênait soit ceux qui redoutaient qu'il leur fasse de l'ombre, soit ceux que sa présence bloquait sur liste d'attente. Dans un cas comme dans l'autre, ils s'efforçaient de l'éliminer par censure, quarantaine, discrédit, corruption, ragots et rumeurs, affaires de mœurs ou de fric, condamnation, etc. Qui pourrait prétendre être irréprochable ou incorruptible ? Il suffisait de bien touiller, d'exhumer une peccadille en manipulant les préjugés du public et l'on défaisait une carrière, envoyait un gêneur dans le décor.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Né en 1944, Jean-Pierre Bocquet habite à Téteghem. Professeur agrégé de lettres, il a effectué sa carrière dans l'agglomération dunkerquoise, enseignant de la 6e à l'université, en formation initiale et continue.
Très tôt possédé par les démons du dessin et de la création poétique, il en nourrit ses cahiers d'écolier, trouvant là un exutoire à son imagination fertile.
Fortement impliqué dans la vie associative et politique, il consacre sa plume depuis des années à des écrits de circonstance qui fluctuent de l'essai à la chanson, et bien sûr le roman policier.